RARe - Ressources agronomiques pour la recherche

Nomination d'un nouveau binôme de coordination pour l’Infrastructure nationale RARe

Les tutelles INRAE, CIRAD, IRD et Institut Pasteur, signataires de l'accord de consortium de l'infrastructure RARe ont prononcé le nouveau binôme de coordination qui a pris ses fonctions, le 1er juin 2026. Julia Buitink, Directrice de Recherche INRAE (UMR IRHS, Département de recherche Biologie et Amélioration des Plantes) est nommée coordinatrice et Eléonore Charvolin-Lemaire, Ingénieure d'Etude INRAE (UMR GABI, Département Génétique Animale) est nommée responsable opérationnelle.

Positionner l’infrastructure comme un acteur multi-domaines au service de la transition agroécologique, du changement climatique et de la santé globale des écosystèmes

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 Je remercie très  sincèrement Michèle Tixier-Boichard pour son accompagnement et pour avoir initié, construit et fait grandir cette infrastructure. À travers nos échanges, RARe m’est apparue très dynamique, très animée, et portée par des communautés particulièrement investies. RARe rassemble des ressources biologiques, des savoir-faire, des données et des communautés scientifiques de grande valeur. Dans cette nouvelle fonction, je souhaite avant tout être à l’écoute des Centres de Ressources Biologiques qui font vivre RARe, comprendre leurs attentes et contribuer à renforcer les liens entre eux et les différents piliers, avec le soutien des partenaires institutionnels. Un enjeu important sera de mobiliser les ressources biologiques conservées et documentées dans RARe afin de positionner l’infrastructure comme un acteur multi-domaines au service de la transition agroécologique, du changement climatique et de la santé globale des écosystèmes. Il s’agira pour cela de croiser davantage les expertises des différents piliers autour de questions scientifiques intégratives, et de renforcer l’interopérabilité des données, afin de mieux relier les informations associées aux ressources biologiques. Avec l’ensemble des acteurs de RARe, je souhaite poursuivre ce travail collectif et contribuer à renforcer le rôle de notre infrastructure dans les réponses aux grands enjeux scientifiques et sociétaux actuels. "

Julia Buitink, Directrice de recherche INRAE 

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Julia Buitink a étudié à l’Université de Wageningen et a effectué une partie de sa formation de master au National Center for Genetic Resources Preservation, au Colorado, aux États-Unis. Cette expérience a marqué le début de son intérêt pour les mécanismes permettant aux organismes et aux cellules de survivre dans l’état sec. Elle a obtenu son doctorat en sciences végétales et biophysique à l’Université de Wageningen en 2000, sur les bases physico-chimiques de la longévité des graines. Après une expérience postdoctorale à Angers, elle a été recrutée en 2002 à INRAE et depuis 2009, elle est directrice de recherche à l’Institut de Recherche en Horticulture et Semences à Angers.  Ses recherches portent sur l’influence de l’environnement, au cours du développement, sur les mécanismes moléculaires contrôlant la tolérance à la dessiccation, la longévité et la vigueur des graines. En mobilisant la diversité génétique et la génomique fonctionnelle, notamment chez les légumineuses, elles contribuent à mieux comprendre et améliorer la performance des semences face au changement climatique et aux transitions agroécologiques. Elle est ancienne présidente de l’International Society for Seed Science, responsable scientifique du Centre de ressources biologiques Tournesol–Soja, et responsable Europe pour le département Biologie et Amélioration des Plantes d’INRAE jusqu’au fin 2026.

Coordination opérationnelle d'une infrastructure qui fédère les domaines du vivant : une évidence

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Pour ce mandat de cinq ans, je travaillerai en binôme avec Julia Buitink, coordinatrice scientifique (UMR IRHS, Angers). Nous avons déjà entamé ensemble des échanges et des premières pistes de travail, et je me réjouis de cette collaboration. Je suis également fière de m'inscrire dans la continuité du travail initié et développé par Roland Cottin, et de poursuivre la mise en œuvre opérée par Michèle Tixier-Boichard sur l'ensemble des domaines que RARe fédère.
Cette prise de fonction fait écho à un fil que je tire depuis le début de ma carrière : c'est au BRG que j'ai appris que les ressources génétiques ne se gèrent pas en silo. Cette transversalité — entre disciplines, entre acteurs, entre pays — est devenue une conviction profonde, et le moteur de tout mon parcours. RARe, par sa nature même, incarne exactement cela. Prendre la coordination opérationnelle d'une infrastructure qui fédère les domaines du vivant a pour moi quelque chose d'une évidence, et c'est ce qui rend cette prise de fonction particulièrement attractive pour moi.

Eléonore Charvolin-Lemaire, Ingénieure d'Etudes Hors Classe  

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Ingénieure d'Études Hors Classe à l'unité GABI (UMR 1313, Département Génétique Animale, INRAE), Éléonore succède à Roland Cottin pour la coordination opérationnelle de l'infrastructure RARe — Réseau Français des Centres de Ressources Biologiques pour la recherche en biologie, agronomie et environnement. 
Son parcours est entièrement tissé autour des ressources génétiques, dès sa formation : titulaire d'un DESS "Gestion de la biodiversité : méthodologie d'étude et de valorisation des ressources génétiques" (Université Pierre et Marie Curie), elle débute au Bureau des Ressources Génétiques (BRG), pour coordonner les dossier ressources génétiques animales et s’implique dans le suivi des projets financés ainsi que dans l’organisation des colloques du BRG qui rassemblent tous les types de ressources biologiques. Elle y acquiert une vision transversale des ressources génétiques et de la coordination multi-acteurs, avant de rejoindre la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité (FRB), où se forge une conviction durable : l’acculturation collective est un levier essentiel pour faire vivre la biodiversité dans la recherche. Elle intègre INRAE en 2010 au sein de GABI, et y développe une expertise en animation scientifique et en appui aux politiques publiques, à l'échelle nationale et européenne.
Sur la scène internationale, elle anime depuis 2023 le groupe de travail "Documentation et Information" de l'ERFP (réseau européen pour les ressources génétiques animales), contribue aux instances FAO/CGRFA et a participé au projet H2020 GenRes Bridge. En 2025, elle a publié un article en première auteure dans le Genetic Resources Journal, sur les races transfrontalières.